AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bonjour ou Bonsoir les chatons et Bienvenue dans notre monde de débiles profonds !
De nombreux postes vacants sont disponible parmi The Newcomers , The Humans , The Rebels & The Natives . Jetez un coup d'oeil!
Aussi n'hésitez pas à aller faire un tour du côté des scénarios , qui eux aussi sont très attendus .
L'activité est importante , ne vous inscrivez pas si c'est pour ne plus venir après . Votre présence sur le forum doit être régulière .
Herois Hodiernus possède son propre top-site , Herois Ludus , alors n'hésitez pas à vous inscrire !

Partagez | 
 

 Vladimir Ancieri

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Invité
Invité


MessageSujet: Vladimir Ancieri Lun 29 Mar 2010 - 16:32




    Avatar: Jimmy Sturgess



      IDENTITY.

      Nom: Ancieri

      Prénom: Vladimir
      Age: 29 ans
      Groupe (et pouvoir) : Rebels / Contrôle de la force gravitationnelle
      École ou occupation : Pianiste
      Signe(s) particulier(s) : Adorateur convulsif et passionnel du mauvais temps, ça compte ?


    F R O M . T H E . P I E C E . O F . M Y . H E A R T .

    9 Janvier 1981


    (c)

    « L'homme est fondamentalement désir d'être et le désir est manque. »

    Je suis d’origine russe. Je crois que cela résume tout. Oui, définitivement. Cette identité m’explique. Elle est suffisante. Elle me suffit. C’est un peu un mot qui me pose, l’unique, d’ailleurs. J’ai passé une enfance aussi froide qu’un cadavre, dans le centre urbain de Moscou. Le temps était une morsure. Un déluge de postillons salés. Salés et froissés par le givre. Le même que dans les films. Celui qui avait enterré l’Allemagne dans le cimetière des désillusions.

    Il n’y a pas d’horloge à Moscou. Ce qui y rythme la vie, c’est le gel. C’est l’indifférence. Mes parents se refusaient à toute appréciation de mon existence. Ma naissance était une tragédie. Vous savez, il m’est impossible de saisir un mouvement dans une immobilité, de fixer une vérité dans le temps. C’est une question d’éthique. Peut-être même de superstition. Alors bien-sûr, il y a l’Histoire. Ma famille était persuadée qu’elle se ferait sans moi. Après tout, elle ne m’avait pas attendu. C’est pour ça qu’il n’y avait pas d’anniversaires en Russie. L’âge se quantifie sur les cimes ferriques. On devine le temps aux strates qui s’appesantissent sur le Kremlin. Le vieux Kremlin.

    L’enfance n’était pas une fuite mnémonique. C’était un refoulement. N’avais-je pas failli oublier de naître ? Je ne gardais rien de gai. Tout s’était éteint. Aux grelots se joignaient le paradoxe de l’ennui. Ma vie était un écoulement. C’était même l’engourdissement. Je crois que mon innocence s’est noyée dans la Volga. On y a tué un enfant. Pourquoi détruire ce qui se construit ? C’est cette confrontation à l’absurde qui m’a donné le goût de vivre. L’absurde, c’était moi maintenant. C’est alors que mon don pour la musique s’est réveillé. Ce fut ce jour, où je fus confronté à ma froideur. Elle que je voyais comme la racine de ma culture, m’était plus familière que extérieure. La Russie était devenue ma prison. Le piano ne fut pas une clé, mais une fenêtre. Il est impensable de s’évader de soi-même. Le voulais-je vraiment ? Il m’était plus envisageable de me détourner, de vivre à travers moi. Je parlerais de moi par moi. J’étais à quelques centimètres de mon corps. J’étais une fusion. Celle du talent et de l’ambition, celle du désir et du pessimisme. J’étais un événement ! N’est-ce pas ici la plus belle des images ? Tout s’est enchainé très vite. Après mon entrée dans le conservatoire national, mes études brillantes m’ont propulsé dans une carrière internationale. Elle s’embrasa au Royaume Uni. Ma réputation était faite. Mes concerts ravissaient les critiques, les publics et les élites. Combien de billets, insolents d’éloges, me furent prêtés ? Je ne comptais plus les exclamations de mon talent. Ma notoriété, mon génie, ma fréquentation, suffisaient à mon renom. Jamais je n’ai été aussi malheureux que devant cette réussite. L’ivresse de la victoire ? J’étais seul au milieu des mille. Avec un goût de morgue et de sel dans la bouche. L’amertume de l’être ! La nausée du Beau. L’horreur. Condamné à servir l’ironie cruelle d’un monde, qui irait jusqu’à faire vomir mon crâne. Ma science était réduite au plaisir. Mon art était la synthèse du mensonge et de l’estimation. Divin artifice. J’étais dévoré par le pédant de la flatterie. Voilà mon crime. J’ai été une flaque. J’ai été le plus humaniste des hommes. Le plus misanthrope de tous. En fait. Je ne suis rien. Pas plus que le reste. Je suis la contradiction. Je suis un être sensible, perdu dans une matière décalquée. Je suis l’atome dans la masse. Je suis la particule. La seule exaltation de ma vie fut cette détonation atomique. Ce petit déclic dans le monde, qui emporta des vies par millier. Elle est ici, l’ironie du monde ! Une humanité, entière annihilée sous le caprice de la matière. En une expiration. Exquise tragédie.

    Mon pouvoir est un organisme. Décousu et stérile. Pourquoi stérile ? Parce qu’il symbolise le vide. Sa première manifestation fut sordide. C’était la fin de cette prostituée, avalée dans le néant. Indubitablement broyée par l’absolu. Comme sucée dans un vide morbide et affamé. Je ne me souviens plus comment cela s’est passé. C’était après le coït mais avant le nouveau. La jouissance de la disparition. C’était mon premier trou noir en somme. Non pas celui de la mémoire, mais celui de la physique. J’influence le monde de telle manière que… je le déchire. Et sous les voilés violés, sous les réalités perforées, se dessinent les nouvelles coupes du monde. C’est cette attraction irrésistible. Ce pouvoir qui vous arrache à la terre pour vous absorber. J’ai été paniqué. Bien-sûr. Qui ne le serait pas devant une telle désolation ? La valse de la chair, la dislocation savoureuse des os et de la lymphe. Le son féroce de cette spirale infernale. Puis il a disparu. J’ai appris à comprendre. Je me suis documenté, après avoir cru à un délire, j’ai recommencé. Et ça a marché. Le plaisir faisait éclore ces ventres d’enfer. Je me suis documenté, et j’ai apprivoisé cette force de terreur. Maintenant, je sais créer des trous, mais je sais aussi propulser des gens. Je contrôle les champs gravitationnels. Aux effrois succèdent les fascinations. Je suis un passionné de démence. Mon don est une folie à l'état pur. Il provoque en moi une jubilation extrême. Comme une pulsion d'atrocité. De nécessaire ! Alors j'admire, j'admire cette qualité qui me fait apôtre. Puisque Dieu est tout, et que je ne suis rien. Il ne me reste plus qu'à tuer Dieu pour n'être plus rien encore.

    Caractère : Je ne suis pas un psychopathe. Pas plus qu’un philosophe, ni même un poète. Je ne suis qu’une déception. Le plus déterministe des hommes, le plus sceptique aussi. Je ne suis pas violent, du moins, je crois que je ne le suis plus. Passif, excessif, latent, je ne suis qu’une fuite du temps. Plus rien ne m’est nécessaire, alors qu’attendre de moi ? Je raisonne par l’absurde, je me dilue dans l’absurde. J’en suis, pleinement. Transporté par la nausée de l’humanité, de la contingence, de l’existence ! Je me survis. Comme un grand. J’imite ! Mon caractère ressemble, un peu, à ces crocs de matière que les vagues glauques lèchent les jours d’ennuis. C’est à cette laideur que j’aspire. A l’élégance de l’inhumain. Toute une pesanteur somnole ici. Chaque baiser de la vie me désagrège. Ses succions me drainent, cellule après cellule. C’est l’écume des jours qui aura raison de moi, avant même que mon nihilisme ne me tue. Voilà donc tout ce que mon cynisme dit de moi : Je suis aux marges de la folie. Je suis la folie. Je tuerais pour une virgule.

    Relations amicales , familiales , privées : Je suis un manipulateur. Un être désintéressé qui ne voit dans la chair de l'homme qu'une matière pourrissante. Je n'ai plus de familles, et il me semble bien que je sois seul au monde. Peut-être est-ce ma tendance au néant qui m'oblige à cette cécité du cœur. Magnétisme du vide, inconscience d'humanité. Peine de la solitude ? Assurément, non. Individuel, pour ne pas dire unique. Je ne m'encombre pas des autres. Autrui est mon enfer.



    J U S T . Y O U .

    Prénom: Est-ce nécessaire ?
    Surnom: Voltaire. (si si, j'vous jure)
    Age: 16 ans
    Lycéen
    Présence sur le forum : 3/7
    Code:
    Spoiler:
     
[img][/img]


Dernière édition par Vladimir Ancieri le Mar 30 Mar 2010 - 17:39, édité 10 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Anastasia Stewart
♠I'm like a Phoenix ♠

Photo :
Messages : 266
Date d'inscription : 22/07/2009
Age : 27
crédit : /

MessageSujet: Re: Vladimir Ancieri Lun 29 Mar 2010 - 18:49

Welcome Vladimir Free hugs

Merci de t'être inscrit et bonne continuation pour ta fiche qui est presque finis . Fiche que je trouve en plus très poétique Brava
Revenir en haut Aller en bas
http://herois-hodiernus.forumactif.com
avatar

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Vladimir Ancieri Mar 30 Mar 2010 - 17:40

Merci pour le compliment.
Je pense avoir terminé.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Anastasia Stewart
♠I'm like a Phoenix ♠

Photo :
Messages : 266
Date d'inscription : 22/07/2009
Age : 27
crédit : /

MessageSujet: Re: Vladimir Ancieri Mar 30 Mar 2010 - 17:48

En effet ^^'
C'est avec grand plaisir que je te Valide
Et bienvenue encore une fois Free hugs

Si tu y pense et si tu veut bien évidemment ^^' , tu peut voter pour le forum (les liens sont sur la page d'accueil) et faire autant de pub que tu peut .

Smile
Revenir en haut Aller en bas
http://herois-hodiernus.forumactif.com
avatar

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Vladimir Ancieri Mar 30 Mar 2010 - 18:21

Puisque cela est à l'avantage du site, je n'ai aucune raison de me retenir Wink
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Vladimir Ancieri

Revenir en haut Aller en bas

Vladimir Ancieri

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HEROIS.HODIERNUS :: Socialisation :: Présentations :: Bienvenue dans notre monde-